⚡ L’essentiel
- Sens : « tempus fugit » se traduit « le temps fuit ». L’anglais « time flies » parle de vol et de vitesse, le latin parle de fuite.
- Origine : la formule abrège un vers de Virgile, Géorgiques, livre III, vers 284 : « sed fugit interea, fugit inreparabile tempus », soit « mais le temps fuit cependant, il fuit sans retour » (traduction libre).
- Usage : la locution est une devise de cadrans solaires et d’horloges, et un tatouage fréquent. Dans les deux cas, faire relire le latin évite une faute gravée pour longtemps.
- Leçon stoïcienne : dans la Lettre 1 à Lucilius, Sénèque ne demande pas de retenir le temps mais de repérer comment il nous est pris, retiré ou perdu. Trois pratiques en découlent, plus bas. Les citations sur le temps complètent ce panorama.
Lectures pour habiter le temps
Dimanche soir, dix-neuf heures. La semaine qui vient se dresse déjà devant vous, et celle qui s’achève vous a filé entre les doigts sans que vous sachiez trop comment. Certains cadrans solaires portent, gravés dans la pierre, deux mots latins pour cet instant précis : tempus fugit.
La réponse tient en une ligne. « Tempus fugit » signifie « le temps fuit », et la formule vient d’un vers de Virgile, dans le troisième livre des Géorgiques. Ce qu’on sait moins, c’est que le poète ne lançait pas une maxime : il s’interrompait lui-même au milieu d’une description de bergers et de juments.
Voici donc le sens exact de la locution, le vers d’origine avec son contexte, la manière dont elle a fini sur les cadrans et sur la peau, puis ce que le stoïcisme en fait de plus utile : non pas un frisson, mais trois gestes simples à essayer cette semaine.
Sommaire
- Que signifie l'expression « tempus fugit » ?
- Qui a dit « tempus fugit » ? L'origine chez Virgile
- Tempus fugit sur les cadrans solaires, les horloges et les pierres
- « Tempus fugit, memento mori » : que signifie cette double formule ?
- Ce que le stoïcisme répond à « tempus fugit » : Sénèque, Lettre 1
- Trois pratiques pour que le temps cesse de fuir sans vous
- Tatouer ou graver « tempus fugit » : pièges d'orthographe et de graphie
- Quand le temps qui passe devient une angoisse : demander de l'aide
- Sources et textes consultés
- FAQ
Que signifie l’expression « tempus fugit » ?
« Tempus fugit » signifie littéralement « le temps fuit ». Deux mots latins suffisent : tempus est le sujet, fugit le verbe. Le Wiktionnaire identifie fugit comme la troisième personne du singulier de l’indicatif présent de fugio, « fuir, s’enfuir ».
Que veut dire le mot « tempus » ?
Tempus est un nom neutre de la troisième déclinaison (génitif temporis, pluriel tempora). Selon le Wiktionnaire, il couvre le temps en général, mais aussi une durée, une époque, le moment favorable, une circonstance parfois critique. Au pluriel, il désigne aussi les tempes. Le mot dit donc autant l’instant opportun que la durée qui s’écoule, et cette double face explique pourquoi la formule résonne si facilement avec l’idée d’occasion manquée.
Fuir ou voler : une nuance qui change le ton
L’anglais traduit par « time flies », le temps vole. Le latin, lui, choisit un verbe de fuite. Voler suggère la vitesse, parfois joyeuse (« time flies when you’re having fun », observe l’article de Wikipédia sur la locution). Fuir suggère que quelque chose nous quitte et qu’on ne le rattrapera pas. À mon sens, c’est la seconde lecture qui fait la force du latin : on n’y lit pas « tout va vite », on y lit « cela s’en va ».
Pour la prononcer en latin restitué, on lit le u comme « ou » et le g reste dur : « tèm-pous fou-guite ». La prononciation dite d’église, plus courante dans les chants et les messes, adoucit le g devant le i : « fou-djite ». Les deux se disent ; la première est celle qu’on enseigne en classe de latin.
Qui a dit « tempus fugit » ? L’origine chez Virgile
La formule vient de Virgile, au vers 284 du livre III des Géorgiques, ce poème didactique sur le travail de la terre dont le troisième livre traite de l’élevage. Wikipédia date l’ensemble d’environ 29 avant notre ère. Voici le passage, d’après le texte latin de la bibliothèque numérique Perseus :
Sed fugit interea, fugit inreparabile tempus,
singula dum capti circumvectamur amore.« Mais le temps fuit cependant, il fuit sans retour, tandis que, captifs de notre passion, nous faisons le tour de chaque détail. »
Virgile, Géorgiques, III, 284-285 (traduction libre ; Perseus donne « inreparabile », nombre d’éditions écrivent « irreparabile »)

Ce que Virgile fait réellement dans ce passage
Reprenons la scène. Juste avant, Virgile vient de décrire la fureur amoureuse des juments, avec l’hippomanès, cette substance que les bergers appellent ainsi et que les mauvaises marâtres recueillent pour leurs mélanges d’herbes et de formules (vers 280 à 283). Puis il se reprend. L’adverbe interea, « pendant ce temps », est le pivot : pendant que nous nous attardons, le temps file.
Et l’amor du vers 285 n’est pas celui des juments. C’est celui du poète, pris de passion pour chaque détail, qui s’aperçoit qu’il est en train de s’y perdre. Quelques vers plus loin, il passe à autre chose : « voilà pour les troupeaux » (hoc satis armentis), reste la part des brebis et des chèvres. À la relecture, ce qui frappe est le ton presque comique de l’aveu. Virgile pose la devise future comme un maître d’atelier qui regarde sa montre au milieu de sa propre digression.
Une formule raccourcie, un sens déplacé
La locution moderne coupe trois choses : le sed initial, l’interea et l’adjectif inreparabile, « qu’on ne peut réparer ». Le Wiktionnaire rattache ce dernier mot à reparo avec le préfixe négatif in-. Ce qui disparaît avec lui, c’est « sans retour » et « pendant que nous nous attardons ». Wikipédia note que la formule sert aujourd’hui d’avertissement contre la paresse, dans la veine du carpe diem. Chez Virgile, l’avertissement est plus modeste et plus humain : tu te passionnes, le temps passe aussi.
D’autres vers latins où le temps s’enfuit
Virgile n’est pas seul à faire fuir le temps. Horace, dans les Odes, ouvre un poème par une plainte restée célèbre :
Eheu fugaces, Postume, Postume, / labuntur anni.
« Hélas, Postumus, Postumus, les années fugitives s’écoulent. »
Horace, Odes, II, 14, 1-2 (texte latin de The Latin Library ; traduction libre)
Et dans l’ode célèbre à Leuconoé, la même construction que chez Virgile, un « pendant que » suivi du temps qui s’est déjà enfui :
Dum loquimur, fugerit invida aetas.
« Pendant que nous parlons, l’âge jaloux aura déjà fui. »
Horace, Odes, I, 11, 7-8 (texte latin de The Latin Library ; traduction libre)
Les deux poètes pensent ici de la même façon : le temps ne s’enfuit pas dans un ailleurs abstrait, il s’enfuit pendant que nous faisons autre chose, parler ou raffiner nos détails.
Tempus fugit sur les cadrans solaires, les horloges et les pierres
La formule a trouvé son support naturel : l’objet qui mesure l’heure. La liste anglophone de Wikipédia consacrée aux devises de cadrans solaires, qui s’appuie surtout sur l’ouvrage de René Rohr (Sundials: History, Theory, and Practice, Dover, 1996), recense « Tempus fugit [velut umbra] », « le temps fuit [comme une ombre] ». L’ombre mobile d’un style sur une table de pierre illustre la phrase sans un mot d’explication.
Wikipédia mentionne aussi la locution comme devise courante de cadrans et d’horloges, avec l’exemple d’un cadran à Redu, en Belgique. L’article évoque aussi un usage sur des pierres tombales, mais sans en citer d’exemple. Prudence donc : l’attestation est nette pour les cadrans, plus floue ailleurs.
La même liste donne d’autres devises, souvent plus sombres : Ultima latet ut observentur omnes (« la dernière heure est cachée afin que nous les surveillions toutes »), Vulnerant omnes, ultima necat (« toutes blessent, la dernière tue »), Horas non numero nisi serenas (« je ne compte que les heures sereines »). Le registre de la British Sundial Society décrit par exemple un cadran vertical de 1895, dans le Kent, qui cumule, entre autres, Carpe diem, Pereunt et imputantur et Omnes vulnerant ultima secat, avec « secat » plutôt que « necat » : les devises voyagent et se déforment. La liste de Wikipédia rattache Pereunt et imputantur (« les heures passent et nous sont comptées ») à Martial, Épigrammes, V, 20.
Le contre-pied : « le temps ne s’en va pas, c’est nous »
La formule a aussi provoqué des réponses. D’après l’article de Wikipédia, le poète anglais Austin Dobson (1840-1921) lui a opposé ce vers : « Time goes, you say? Ah, no! Alas, time stays, we go. » Autrement dit, « le temps s’en va, dites-vous ? Hélas non, le temps reste, c’est nous qui partons ». Ronsard avait écrit à peu près la même chose en français :
Le temps s’en va, le temps s’en va, ma dame,
Ronsard, Continuation des Amours (1555), « Je vous envoie un bouquet que ma main » (orthographe modernisée)
Las ! le temps non, mais nous nous en allons.
Ce retournement mérite qu’on s’y arrête. Si le temps reste, la question change : ce n’est plus « comment le rattraper ? », c’est « que suis-je en train de faire de mon passage ? ». La philosophie stoïcienne se situe exactement là.
« Tempus fugit, memento mori » : que signifie cette double formule ?
« Tempus fugit, memento mori » se traduit « le temps fuit, souviens-toi que tu mourras ». Ce sont deux formules d’origines différentes, accolées par la tradition des devises. La première est de Virgile, la seconde n’apparaît pas dans les Géorgiques : elle appartient à la longue histoire du rappel de la mort, que raconte notre article sur méditer sur la mort.
Les devises de cadrans voisines jouent déjà ce rôle de couple : vulnerant omnes, ultima necat nomme le terme que tempus fugit laisse implicite. L’une constate la fuite, l’autre dit où elle aboutit. Pris ensemble, ils donnent un message sec : cela passe et cela finit.
Les stoïciens n’en restent pas là, et c’est la différence qui compte pour une lectrice ou un lecteur d’aujourd’hui. Sans l’exercice qui l’accompagne, le rappel de la mort peut simplement attrister. L’exercice stoïcien consiste à en tirer une consigne de vie, ce que résume le memento vivere : souviens-toi que tu vis, tant qu’il est temps. Sur le versant des textes, vous trouverez des pages d’appui dans nos citations sur la mort.
Ce que le stoïcisme répond à « tempus fugit » : Sénèque, Lettre 1
Sénèque ouvre ses Lettres à Lucilius par un constat qui ressemble à celui de Virgile, mais qui le déplace. Selon la version latine de Wikisource, le premier paragraphe distingue trois façons dont le temps nous est ôté :
Quaedam tempora eripiuntur nobis, quaedam subducuntur, quaedam effluunt.
« Une partie de notre temps nous est arrachée, une autre retirée en douce, une autre simplement s’écoule. »
Sénèque, Lettres à Lucilius, 1, 1 (traduction libre)
Voilà ce que la devise ne dit pas. Fugit décrit une seule de ces trois pertes, celle qui s’écoule. Les deux autres ont des auteurs : quelqu’un ou quelque chose qui prend, qui détourne. Sénèque ajoute dans le même paragraphe que la plus honteuse de ces pertes est celle qui vient de notre négligence. Un peu plus loin, au paragraphe 2, une proposition tombe comme une pierre :
Quidquid aetatis retro est mors tenet.
« Tout ce que l’âge a laissé derrière nous, la mort le tient. »
Sénèque, Lettres à Lucilius, 1, 2 (traduction libre)
C’est l’inreparabile de Virgile, traduit en métaphore juridique. Le passé nous est déjà repris, ce qui laisse le présent comme seul terrain d’action. Pour la lecture suivie de ce texte, le De la brièveté de la vie en prolonge l’idée sur un traité entier, et la page de citations sur le temps rassemble les formules voisines.
Ce déplacement a une conséquence pratique. Si le temps fuyait tout seul, il n’y aurait rien à faire. Puisqu’une part de la perte est arrachée, retirée ou négligée, il y a de la marge de manœuvre. C’est là que tombent les trois exercices qui suivent.
Trois pratiques pour que le temps cesse de fuir sans vous
Ces trois gestes sont des propositions de lecture pratique, pas des exercices transmis tels quels par les Anciens. Ils s’appuient sur les textes vus plus haut et se testent sans matériel.
1. Tenir le registre des trois fuites
Reprenez les trois verbes de Sénèque. Pendant une semaine, notez chaque soir, en trois lignes, une heure arrachée (une réunion qui a débordé, un message qui a tout interrompu), une heure retirée en douce (un fil d’actualité ouvert « une minute ») et une heure qui s’est simplement écoulée sans que vous sachiez pourquoi. Imaginons un mardi ordinaire : il y a de bonnes chances que la deuxième colonne se remplisse vite. La troisième demande plus d’honnêteté.

2. Poser la question de l’interea
Virgile se rattrape en plein milieu d’un détail. Faites comme lui une fois par jour : à une heure fixe, demandez-vous « pendant ce temps, qu’est-ce que je laisse partir ? ». Pas pour vous culpabiliser. Pour voir. Si la réponse est « un projet que je repousse », la page sur la procrastination donne une méthode stoïcienne pour y remettre la main.
3. Racheter une heure, pas dix
Choisissez une heure de la semaine consacrée à une chose qui compte pour vous et qui n’a pas d’urgence : une lettre, une marche, un instrument. Mettez-la à l’agenda comme un rendez-vous. Racheter dix heures d’un coup décourage, une seule se tient. Le matin y est souvent le plus favorable, et la routine du matin inspirée de Marc Aurèle montre comment l’ancrer sans en faire une corvée.
Tatouer ou graver « tempus fugit » : pièges d’orthographe et de graphie
La formule se tatoue volontiers, avec un sablier ou une horloge, et se grave sur des cadrans et des plaques. Quelques pièges reviennent. Cette section parle de graphie et de latin, pas d’expérience de tatoueur : je n’en ai pas, et le vrai travail de l’aiguille ne se juge pas depuis un texte.
- Deux mots, une graphie. « Tempus fugit », sans accent ni apostrophe, en deux mots. Les fautes à craindre : un accent glissé par réflexe, « tempos » pour tempus, ou « fugi », qui est une autre forme du verbe et ne dit pas la même chose.
- U ou V. En capitales romaines, on écrit souvent TEMPVS FVGIT, le V remplaçant le U. Les deux formes sont admissibles, mais choisissez-en une et tenez-vous-y.
- L’ordre des mots. « Fugit tempus » reste correct, le latin étant souple, mais l’effet n’est pas le même : le verbe en tête donne plus d’élan. Gardez l’ordre canonique si vous cherchez la reconnaissance immédiate.
- Le pluriel. « Le temps » est tempus, « les temps » est tempora. « Tempora fugiunt » est correct pour « les temps fuient », mais ce n’est plus la devise connue.
- La double devise. « Tempus fugit, memento mori » met deux formules côte à côte. Placez la virgule ou séparez les deux lignes, mais ne les fusionnez pas.
- La variante longue. Pour le vers entier de Virgile, fugit inreparabile tempus, les deux orthographes inreparabile et irreparabile existent. Choisissez la source et tenez-vous-y.
Apportez toujours un texte écrit, par exemple la page du vers 284 sur Perseus, au lieu de laisser le salon recopier une image trouvée en ligne. Et faites relire par une personne compétente en latin : une faute de déclinaison, une fois gravée, ne s’efface pas. Pour les symboles qui accompagnent bien une devise sur le temps, notre page sur le tatouage carpe diem décrit les motifs et les erreurs à éviter, valables ici aussi.
Quand le temps qui passe devient une angoisse : demander de l’aide
Penser à la fuite du temps est une chose, être submergé en est une autre. Si l’idée de vieillir, de perdre un proche ou de mourir vous occupe au point de gêner votre sommeil, votre travail ou vos relations, ce n’est pas un défaut de caractère et aucune citation ne s’y substitue. Parlez-en à un médecin, à un psychologue ou à un proche de confiance.
Si vous avez des idées de mettre fin à vos jours, ou si vous craignez pour quelqu’un, contactez sans attendre les services d’urgence de votre pays ou un professionnel de santé. La philosophie se lit et se pratique à côté d’un soutien, elle ne le remplace pas.
Sources et textes consultés
- Perseus Digital Library : Virgile, Géorgiques III, vers 284 à 294, texte latin (consulté le 31 octobre 2026)
- Perseus Digital Library : Virgile, Géorgiques III, vers 242 à 283 (consulté le 31 octobre 2026)
- Wikipédia (anglais) : Tempus fugit (consulté le 31 octobre 2026)
- Wikipédia (anglais) : List of sundial mottos, d’après René R. J. Rohr, Sundials: History, Theory, and Practice, Dover, 1996 (consulté le 31 octobre 2026)
- British Sundial Society, registre Bridol : cadran de 1895, Kent (consulté le 31 octobre 2026)
- The Latin Library : Horace, Odes, livre I (consulté le 31 octobre 2026)
- The Latin Library : Horace, Odes, livre II (consulté le 31 octobre 2026)
- Wikisource latin : Sénèque, Epistulae morales ad Lucilium, livre I (consulté le 31 octobre 2026)
- Wikisource français : Lettres à Lucilius, Lettre 1, traduction de Joseph Baillard (Hachette, 1914) (consulté le 31 octobre 2026)
- Wiktionnaire : tempus et fugit (consultés le 31 octobre 2026)
- Kartable : Ronsard, « Je vous envoie un bouquet que ma main » (consulté le 31 octobre 2026)
FAQ
Que signifie l’expression « tempus fugit » ?
« Tempus fugit » se traduit « le temps fuit » ou, plus librement, « le temps passe vite ». Le latin emploie un verbe de fuite (fugere), là où l’anglais « time flies » parle de vol.
Qui a dit « tempus fugit » ?
La formule abrège un vers de Virgile, au livre III des Géorgiques, vers 284 : « sed fugit interea, fugit inreparabile tempus ». Elle n’a pas été prononcée comme une maxime isolée : c’est un aveu du poète au milieu d’une digression sur les troupeaux.
Que signifie la phrase « tempus fugit, memento mori » ?
Elle signifie « le temps fuit, souviens-toi que tu mourras ». Les deux formules ont des origines différentes : la première vient de Virgile, la seconde appartient à la tradition du rappel de la mort. Notre page sur la méditation de la mort détaille cette seconde moitié.
Quelle est la signification du mot « tempus » ?
Tempus, temporis, est un nom neutre qui signifie « temps », mais aussi durée, époque, moment favorable ou circonstance. Au pluriel, tempora désigne aussi les tempes, d’après le Wiktionnaire.
Quelle est la citation latine la plus célèbre ?
Aucun classement officiel n’existe. « Carpe diem », « memento mori » et « tempus fugit » comptent parmi les formules latines les plus connues sur le temps, et nos pages dédiées en racontent l’histoire.
Quelles sont quelques citations latines sur le temps ?
Outre Virgile, Horace écrit Eheu fugaces, Postume, Postume, labuntur anni (Odes, II, 14) et Dum loquimur, fugerit invida aetas (Odes, I, 11). Sénèque distingue dans la Lettre 1 le temps arraché, retiré et écoulé. Un recueil plus large se trouve dans notre page de citations sur le temps.
Comment prononce-t-on « tempus fugit » ?
En latin restitué, on lit « tèm-pous fou-guite », avec le u prononcé « ou » et le g dur. En prononciation dite d’église, le g de fugit s’adoucit : « fou-djite ».
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