⚡ L’essentiel
- Per aspera ad astra se traduit « par les difficultés jusqu’aux étoiles », c’est-à-dire « par les épreuves, on atteint les astres ».
- La forme brève est moderne. Le texte antique le plus proche est de Sénèque, Hercule furieux, v. 437 : « Non est ad astra mollis e terris via » (« la route de la terre aux astres n’est pas douce »), dite par Megara.
- À ne pas mélanger : sic itur ad astra (Virgile, Énéide, IX, 641), per ardua ad astra (devise de la Royal Air Force) et ad astra per aspera (devise du Kansas, adoptée le 25 mai 1861).
- Côté stoïcisme, ce sont Marc Aurèle (Pensées, V, 20) et Sénèque (De la providence) qui disent le mieux ce que la devise promet : l’obstacle est une matière de travail, pas un prix à payer.
- Pour un tatouage : quatre mots, aucun accent, pas de « s » à astra, et une relecture par une personne qui lit le latin avant la première piqûre.
Lectures pour traverser l’épreuve
Sur les murs des salles de sport, dans les signatures de courriels et sur d’innombrables avant-bras, per aspera ad astra circule comme une phrase de Sénèque. Elle n’en est pas tout à fait une. Le philosophe a bien écrit, dans une tragédie, que « la route de la terre aux astres n’est pas douce », mais la formule en quatre mots que l’on grave aujourd’hui est un condensé, une devise polie par l’usage plus qu’une ligne de texte antique.
La réponse directe tient en une ligne : per aspera ad astra signifie « par les difficultés jusqu’aux étoiles ». Sa source la plus proche est le vers 437 de l’Hercule furieux (Hercules furens) de Sénèque, prononcé par Megara. Elle a pour voisines le sic itur ad astra de Virgile, le per ardua ad astra de la Royal Air Force et le ad astra per aspera du Kansas, que l’on confond volontiers avec elle.
Il s’agit donc de démêler ce qui est attesté de ce qui relève de la tradition, de regarder ce que le stoïcisme en fait (Marc Aurèle et Sénèque ont sur l’obstacle des choses plus précises que la devise elle-même), puis de s’arrêter sur le point qui coûte cher quand on se trompe : écrire ces quatre mots sur la peau sans faute.
Sommaire
- Que signifie « per aspera ad astra » en français ?
- D'où vient « per aspera ad astra » : Sénèque, Hercule furieux, vers 437
- Qui a dit « sic itur ad astra », et que veut dire « per ardua ad astra » ?
- Ad astra per aspera : la devise du Kansas, et la question de la NASA
- Et le stoïcisme dans tout cela ? L'obstacle comme matière
- Tatouage « per aspera ad astra » : écrire la phrase sans faute
- Quand demander de l'aide
- Sources et textes consultés
- FAQ
Que signifie « per aspera ad astra » en français ?
Mot à mot, la phrase se lit ainsi : per, préposition qui régit l’accusatif et signifie « à travers, par » ; aspera, neutre pluriel de l’adjectif asper (âpre, rugueux, rude), pris comme nom : « les choses rudes », donc les difficultés ; ad, « vers, jusqu’à », suivi lui aussi de l’accusatif ; astra, pluriel de astrum, « l’astre, l’étoile ». D’où les traductions courantes : « par les difficultés jusqu’aux étoiles », « à travers les épreuves, vers les astres », ou, plus sèchement, « par les âpretés jusqu’aux astres ».
Le mot astra demande un mot d’explication. Dans la poésie latine, les astres désignent volontiers le ciel des dieux, donc l’immortalité ou la gloire qui rend semblable aux dieux, bien plus qu’un but astronomique. Quand le vers de Sénèque dont il est question plus bas parle de la route « de la terre aux astres », il pense au chemin d’un héros qui finira parmi les dieux, pas à une fusée.
« Ad astra per aspera » veut-il dire autre chose ?
Non. L’ordre change l’accent, pas le sens, puisque chaque préposition garde son complément : per aspera d’un côté, ad astra de l’autre. « Ad astra per aspera » met l’étoile en tête, ce que le Kansas a retenu pour sa devise, tandis que « per aspera ad astra » met l’épreuve en premier, ce qui correspond à l’usage dominant en français. La traduction reste « aux étoiles par les difficultés ».
Quelle différence avec « per ardua » ?
Arduus désigne ce qui est escarpé, ce qui monte. Per ardua ad astra garde donc l’image d’une pente à gravir, là où aspera parle plutôt de la qualité du chemin : caillouteux, rêche, pénible. Dans les deux cas, la structure grammaticale est la même.
D’où vient « per aspera ad astra » : Sénèque, Hercule furieux, vers 437
La phrase que l’on peut rattacher à un texte précis se trouve dans la tragédie de Sénèque connue sous le nom d’Hercules furens, au vers 437. Le texte latin de Wikisource et celui des Dickinson College Commentaries concordent sur la numérotation et sur le locuteur : c’est Megara, l’épouse d’Hercule, qui parle. Elle est face à Lycus, qui s’est emparé du pouvoir à Thèbes pendant que le héros est descendu aux Enfers. La scène est une joute par répliques courtes.
MEG. : « Virtutis est domare quae cuncti pavent. »
LYC. : « Tenebrae loquentem magna Tartareae premunt. »
MEG. : « Non est ad astra mollis e terris via. »
LYC. : « Quo patre genitus caelitum sperat domos ? »« MEGARA : Le propre de la vertu est de dompter ce dont tous ont peur. LYCUS : Les ténèbres du Tartare écrasent celui qui parle en grand. MEGARA : Il n’est pas de route douce de la terre aux astres. LYCUS : Né de quel père espère-t-il les demeures des dieux ? »
Sénèque, Hercule furieux (Hercules furens), v. 435-438, texte de Wikisource, traduction libre
Le commentaire de Dickinson College note que Megara répond à la raillerie de Lycus : si Hercule souffre, c’est le prix de sa gloire à venir. Il ajoute que le vers est une adaptation d’un passage de Virgile, sur lequel on revient plus bas. Lycus, lui, ne discute pas la route, il conteste le père : pour lui, Hercule n’est pas le fils de Jupiter, donc n’a rien à faire parmi les dieux.
Un détail à garder en tête avant de coller la phrase sur un mur de bureau. Ce n’est pas Sénèque qui parle en son nom, c’est un personnage de théâtre, dans une pièce qui tourne mal : Hercule, revenu des Enfers, est saisi d’un accès de folie et tue sa femme et ses enfants. La route vers les astres que Megara défend avec tant de fermeté passe, dans la pièce, par un désastre domestique. Cela ne disqualifie pas la formule. Cela rappelle simplement qu’elle a été écrite pour un héros, pas pour un chef de projet.

Ce qui est attesté, ce qui est tradition
Attesté : le vers 437, que reproduisent les éditions en ligne consultées ; l’écho virgilien ; l’adoption de ad astra per aspera comme devise du Kansas en 1861. Tradition : la forme brève per aspera ad astra. Dans les sources consultées pour cet article (Wikisource, les Dickinson College Commentaries, la Kansas Historical Society, Wikipédia), je n’ai trouvé aucun texte antique qui la donne telle quelle, ni aucune date précise de sa première apparition. Elle se présente comme une maxime de seconde main, tirée de Sénèque par condensation, comme il arrive à beaucoup de devises latines. Autrement dit : la pensée est bien de Sénèque, le slogan est venu après.
Qui a dit « sic itur ad astra », et que veut dire « per ardua ad astra » ?
« Sic itur ad astra » est de Virgile, au livre IX de l’Énéide, vers 641. C’est Apollon qui parle, assis sur un nuage, à Iule, le fils d’Énée, qui vient de se montrer vainqueur au combat. Le dieu le salue ainsi :
« Macte nova virtute, puer, sic itur ad astra. »
« Bravo pour ce courage tout neuf, enfant : c’est ainsi qu’on s’élève jusqu’aux astres. »
Virgile, Énéide, IX, 641, texte latin de Wikisource, traduction libre
Plusieurs choses se lisent dans ce vers. Macte est une interjection d’approbation, proche de « bravo » ou « bien joué ». Itur est un passif impersonnel : « on va », « on s’élève ». Et surtout, le chemin des astres passe ici par le courage (virtus), pas par la souffrance. Virgile félicite un garçon qui a réussi quelque chose ; Sénèque, plus tard, fait dire à Megara que la route n’est pas douce. On passe de l’encouragement à la mise en garde, avec le même point d’arrivée.
Quelle est la traduction de « sic itur ad astra » ?
« C’est ainsi qu’on va aux astres », ou, plus librement, « voilà comment on s’élève jusqu’aux étoiles ». Le sic renvoie à ce qui vient d’être fait, ce qui fait de la phrase un compliment adressé à un acte précis. Détachée de son contexte, elle devient une devise, ce qui explique son succès dans des écoles, des clubs et des unités militaires.
D’où vient « per ardua ad astra » ?
Cette variante est la devise de la Royal Air Force. D’après les notices consultées, elle a été proposée à l’époque du Royal Flying Corps, ancêtre de la RAF, par un certain J. S. Yule, qui l’aurait empruntée au roman de Rider Haggard The People of the Mist (1894), où elle sert de devise familiale. Les sources divergent sur la date exacte d’approbation, et l’on ne sait pas si Haggard l’a lui-même tirée d’une famille irlandaise qui l’utilisait. On est donc devant une formule qui a changé de main plusieurs fois, ce qui devrait inciter à la prudence avant de lui prêter un pedigree antique.
Ad astra per aspera : la devise du Kansas, et la question de la NASA
Le Kansas offre l’exemple le mieux documenté d’un emploi officiel. Selon la Kansas Historical Society, le sceau de l’État et sa devise, Ad astra per aspera (« aux étoiles par les difficultés »), ont été adoptés par une résolution commune de la Législature lors de sa première session, le 25 mai 1861. Le sénateur John J. Ingalls, d’Atchison, avait soumis le projet retenu ; le comité l’a fortement modifié, et les Annals of Kansas de D. W. Wilder précisent que, de son dessin, il ne reste que la devise. Elle figure sous 34 étoiles, le Kansas étant le 34e État de l’Union.
Remarquez au passage que l’ordre des mots du Kansas est celui qui correspond à la formule de Sénèque : ad astra d’abord, per aspera ensuite. La version « per aspera ad astra » est celle que l’on rencontre le plus en français, mais c’est l’ordre inverse qui est inscrit dans le droit d’un État américain.
Quelle est la devise de la NASA ?
Je n’ai trouvé aucune page de la NASA qui établisse une devise latine officielle de l’agence, et je ne vais donc pas l’affirmer. Ce que les sources consultées montrent est plus étroit : le Kennedy Space Center consacre, dans l’Apollo/Saturn V Center, un hommage à Gus Grissom, Ed White et Roger Chaffee, l’équipage d’Apollo 1, intitulé « Ad Astra Per Aspera » (sous-titre : « A Rough Road Leads to the Stars »). La même page montre la plaque commémorative d’Apollo 1 du Launch Complex 34, aujourd’hui démantelé. La formule est donc liée à la mémoire d’Apollo 1, et c’est là qu’on la voit le plus souvent associée à l’espace. De là à parler de « devise de la NASA », il manque une source officielle.
Et le stoïcisme dans tout cela ? L’obstacle comme matière
« Per aspera ad astra » est-elle une devise stoïcienne ?
Par l’auteur, oui : Sénèque est un stoïcien, et le vers vient de lui. Par la doctrine, la réponse est plus nuancée. Pour les stoïciens, le seul bien véritable est la vertu ; la gloire, l’immortalité du renom, les « astres » au sens où les poètes l’entendent, ne sont pas ce qui rend une vie bonne. Une devise qui promet une récompense en haut de la pente flatte l’ambition, ce qui n’est pas exactement l’esprit de l’école. Les quatre vertus cardinales du stoïcisme, qui sont le vrai bout du chemin, ne figurent pas dans la phrase.
Ce que les stoïciens disent en revanche très bien, c’est le rapport à l’obstacle. Marc Aurèle, au livre V de ses Pensées pour moi-même, paragraphe 20, décrit un esprit qui retourne ce qui lui résiste. Voici l’extrait, dans la traduction de Barthélemy-Saint-Hilaire (1876) que reproduit Wikisource :
« La pensée, en effet, transforme tout ce qui faisait obstacle à notre activité et l’emploie à son premier dessein […] ce qui vous barrait la route vous aide à parcourir cette route même. »
Marc Aurèle, Pensées pour moi-même, V, 20 (trad. Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876, extraits)
On connaît la version condensée, « l’obstacle devient le chemin », qui circule beaucoup. Le texte est plus précis que le slogan : il parle d’une pensée qui emploie l’obstacle, c’est-à-dire d’un travail, pas d’un miracle. Sénèque dit la même chose dans De la providence, qu’on peut lire dans le résumé proposé sur ce site, avec deux formules qu’il vaut mieux citer dans leur latin :
« Marcet sine adversario virtus » : « Le courage languit sans adversaire. »
« Calamitas virtutis occasio est » : « L’adversité est l’occasion de la vertu. »
Sénèque, De la providence, II, 4 et IV, 6 (latin d’après Wikisource ; français, trad. Baillard)
À la relecture, ce qui frappe est le vocabulaire : occasio, l’occasion. L’adversité n’est pas un tarif que l’on paie pour monter, elle est ce sur quoi la vertu s’exerce. La nuance est considérable. « Par les épreuves aux étoiles » suggère un guichet où la souffrance achète quelque chose ; le texte stoïcien dit seulement que, puisque l’épreuve est là, on peut en faire une matière de travail. Si vous traversez une période dure, la différence compte : personne n’est tenu de souffrir plus pour mériter davantage.
Cette lecture rejoint ce que le site développe ailleurs : accepter ce qui ne dépend pas de soi, comme dans l’article sur l’amor fati, et agir sur ce qui en dépend, ce que résume la devise stoïcienne des cinq maximes. Dans la même veine d’audace latine, on peut lire sapere aude ou, dans les jours qui suivent, fortes fortuna adiuvat, qui parle de la chance que l’audace attire. Pour des phrases plus courtes sur la même matière, voir aussi les citations sur le courage, publiées dans quelques jours.
Tatouage « per aspera ad astra » : écrire la phrase sans faute

La demande est forte, et les erreurs le sont à proportion. Quatre mots latins courts donnent l’illusion qu’il n’y a rien à vérifier. Voici ce qui mérite pourtant un contrôle, en restant sur des points de graphie et non sur le métier du tatoueur, que je ne prétends pas connaître de l’intérieur.
Orthographe : quatre mots, très peu de pièges
Le latin classique ne note pas d’accents : « per aspéra » ou « ád astra » sont des fautes, souvent ajoutées par des polices ou des correcteurs automatiques. Astra est déjà un pluriel : « astras » est un barbarisme issu du français. Aspera ne prend pas non plus de « s » final ; « asperas » serait un autre mot, et « aspero » ou « asperat » une autre forme encore. Ne confondez pas non plus ad (vers) et at (mais). Enfin, en majuscules, la phrase s’écrit PER ASPERA AD ASTRA et ne contient aucun U, V ou J, ces lettres qui donnent le plus de fil à retordre quand on veut un « vrai » style lapidaire romain.
Ordre des mots et variantes
Choisissez l’une des formes et ne mélangez pas. Per aspera ad astra est la plus répandue ; ad astra per aspera est celle du Kansas ; per ardua ad astra est celle de la RAF et porte avec elle un sens militaire. Les hybrides du type « per ardua ad aspera » n’ont pas de sens. Si vous voulez le texte de Sénèque lui-même, il s’écrit non est ad astra mollis e terris via, soit huit mots, avec un ordre latin qui déroute le lecteur français : l’adjectif mollis se sépare de son nom via, c’est normal.
Casse, ponctuation, traduction
Une majuscule à chaque mot est un choix de style, pas une règle du latin. Évitez de faire figurer la traduction française sur la même ligne que le latin, sauf si l’équilibre graphique l’exige : « par les épreuves jusqu’aux étoiles » est une interprétation, et d’autres sont possibles. Méfiez-vous des traducteurs automatiques en ligne, qui hésitent sur des tournures aussi courtes, et des modèles de lettrage trouvés sur des banques d’images, dont l’orthographe n’est jamais vérifiée.
Le garde-fou le plus simple
Faites relire la graphie finale, sur le dessin tel qu’il sera piqué, par une personne compétente en latin : professeur de lettres classiques, étudiant en lettres, latiniste d’un forum spécialisé. Cinq minutes suffisent, et c’est la seule étape qui ne se rattrape pas ensuite. Pour la partie sens, posez-vous la question de départ de cet article : voulez-vous vraiment porter une promesse (« je monterai ») ou un constat (« la route n’est pas douce ») ? Le tatouage carpe diem a posé la même question dans le guide consacré à ce tatouage.
Quand demander de l’aide
Une devise sur les épreuves peut aider à tenir, mais elle ne remplace ni un avis médical ni un entretien avec un psychologue. Si l’épreuve que vous traversez est un deuil, une dépression, un épuisement professionnel ou des idées noires, parlez-en à votre médecin, à un psychologue ou à une personne de confiance. En cas de danger immédiat pour vous-même ou pour un proche, contactez sans attendre les services d’urgence de votre pays.
Sources et textes consultés
- Sénèque, Hercules furens, texte latin (Wikisource), consulté le 31 octobre 2026.
- Dickinson College Commentaries, commentaire des vers 437-438 de l’Hercules furens, consulté le 31 octobre 2026.
- Virgile, Énéide, livre IX, texte latin (Wikisource), consulté le 31 octobre 2026.
- Sénèque, De providentia, texte latin (Wikisource), consulté le 31 octobre 2026.
- Sénèque, De la providence, traduction Baillard (Wikisource), consulté le 31 octobre 2026.
- Marc Aurèle, Pensées pour moi-même, livre V, traduction Barthélemy-Saint-Hilaire (Wikisource), consulté le 31 octobre 2026.
- Kansas Historical Society, Kansapedia : Seal of Kansas, consulté le 31 octobre 2026.
- Wikipédia (en), Per ardua ad astra, consulté le 31 octobre 2026.
- Wikipédia (en), Ad astra, consulté le 31 octobre 2026.
- Kennedy Space Center Visitor Complex, Ad Astra Per Aspera, consulté le 31 octobre 2026.
FAQ
Que signifie « per aspera ad astra » en français ?
Elle signifie « par les difficultés jusqu’aux étoiles », ou « à travers les épreuves, vers les astres ». Le mot latin aspera désigne les choses rudes, astra les astres, au sens poétique de séjour des dieux et de gloire durable.
« Per aspera ad astra » est-elle vraiment de Sénèque ?
Pas sous cette forme. Le vers qui s’en rapproche le plus est Hercules furens, 437 : « Non est ad astra mollis e terris via », prononcé par Megara. La forme brève est un condensé postérieur dont je n’ai trouvé aucune attestation antique.
Qui a dit « sic itur ad astra » ?
C’est Apollon, dans l’Énéide de Virgile (IX, 641), qui s’adresse à Iule, fils d’Énée, après son premier exploit de guerrier. La phrase est donc un compliment adressé à un courage tout neuf.
Quelle est la traduction de « sic itur ad astra » ?
« C’est ainsi qu’on va aux astres », ou plus librement « voilà comment on s’élève jusqu’aux étoiles ». Le verbe itur est un passif impersonnel, d’où le « on ».
Que signifie l’expression « per ardua ad astra » ?
« Par les pentes ardues jusqu’aux étoiles », c’est-à-dire à travers l’effort. C’est la devise de la Royal Air Force, proposée à l’époque du Royal Flying Corps par J. S. Yule, qui l’aurait reprise d’un roman de Rider Haggard.
Que signifie « ad astra per aspera » en français ?
La même chose que « per aspera ad astra » : « aux étoiles par les difficultés ». C’est la devise de l’État du Kansas, adoptée le 25 mai 1861 avec le sceau de l’État.
Quelle est la devise de la NASA ?
Je n’ai pas trouvé de source officielle de la NASA donnant une devise latine pour l’agence. La formule « Ad Astra Per Aspera » est en revanche associée à l’hommage rendu à l’équipage d’Apollo 1, notamment au Kennedy Space Center.
Comment écrire « per aspera ad astra » en tatouage sans faute ?
Écrivez exactement quatre mots, sans accent et sans « s » à astra, puis faites relire le dessin final par une personne qui lit le latin. Choisissez une seule forme (per aspera, ad astra per aspera ou per ardua) et ne mélangez pas les variantes.
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